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OUPS !...Qu'est-ce qu'il dit ? November 18 CAMÕES ~~ 8Amor é um fogo que arde sem se ver ; // L'amour est un feu qui se consume à peine visible ; é ferida que doi e não se sente ; // une blessure douloureuse à peine sentie ; é um contentamento descontente ; // c'est un contentement malheureux ; é dor que desatina sem doer. // une souffrance qui détruit sans douleur. é um não querer mais que bem querer ; // c'est un refus plus que du désir ;
é um andar solitario entre a gente ; // une errance solitaire entre vous et moi ;
é nunca contentar-se de contente ; // ne jamais se contenter de ce qui est joie
é um cuidar que ganha em se perder. // une attention qui gagne à se perdre
é querer estar preso por vontade ; // c'est volontier, choisir sa prison ;
é servir a quem vence o vencedor ; // se dévouer à qui anéanti le vainceur
é ter com quem nos mata lealdade. // tenir en respect, qui éprouve notre loyauté
Mas como causar pode seu favor // Mais comment ? Votre grâce, de l'amitié
nos corações humanos amizade, // éveillez-vous en nos coeurs,
se tão contrario a si é o mesmo amor ? // alors que nous n'éprouvons que de la passion.
CAMÕES ~~ 16
Por esta fé mereço - Pour cette foi, je mérite que
A grace que esses - la grâce de ces yeux, accompagne
olhos acompanha, - la bonté de son doux sourire.
O bem do doce riso
CAMÕES ~~ 17
Lagrima e suspiro, pensamentos, - Larmes et soupires, pensées,
Quem deles se queixar, - Qui d'eux s'en plaindrait,
fermosa Dama, - charmante Dame,
Mimoso esta do mal - celui-là même, affaibli par la douleur
que por vos sente, - de sa passion pour vous.
CAMÕES ~~ 4
Se as penas que amor me deu - Si les peines que l'amour me ceda
Vêm por tão suaves meios, - me parviennent par de douces ruses
Não ha que temer receios - Il n'y a donc pas lieu de craindre
- le moindre regrets
CAMÕES ~~ 28 (mois d'avril)
Quando meu pensamento - Lorsque mes pensées s'assombrissent
se entristece - Ma douce, avec son espièglerie
Ela e a sua viveza - me délivre de ce nuage
Me desfazem a nuvem - de tristesse
de tristeza ~~ 5 (mois de mai)
Se este meu pensamento - Si seulement ma pensée
como é, doce e suave, - si douce, si suave soit-elle
da alma pudesse vir, - pouvait-elle se libérer
gritando fora - de mon âme... Tel un cri
~~ 31 (mois juin)
Riso brando e suave, - Ce sourire tendre et suave,
olhar sereno, - Ce regard serein
um gesto delicado, - Ce geste délicat,
que sempre na alma - à jamais, dans mon âme
me estara pintado. - resteront gravés.
~~ 17 (mois de février)
Aquela triste e leda madrugada - Ce triste et sombre crépuscule
madrugada, cheia toda - débordant de chagrin
de magoa e de piedade, - et de compassion,
enquanto houver no mundo - tant que sur terre il demeurera
saudade quero que seja - de l'espérance, à jamais
sempre celebrada - Je souhaite qu'elle soit célébrée
~~ 21 (mois de février)
Lembra-vos um amor que, - souvenez-vous d'un amour
cada dia, em mim tão - chaque jour, si réel, si sûr
verdadeiro e firme crece - qui grandit en moi, que tant d'inconnues
que alheio me traz - s'ouvre à moi.
jà do que soia.
~~ 11 (mois de mars)
Se te apartes por - Si tu t'isoles pour éviter
não ouvir meu rogo - mes plaintes, où que tu sois,
Onde estiveres ; - je te t'importunerai
Posto que va por agua, - Par monts et par vaux,
ferro ou fogo, contigo - au dela des océans, même l'enfer
em toda a parte me ; - A tes côtés, en tout lieux
me has-de achar - tu me trouveras.
~~ 12 (mois de mars)
Cegos estão meus olhos, - Mes yeux sont aveugles,
jà não vêem, pois que não - ils ne distinguent plus rien
podem ver meu claro bem. - En effet, pas même, ma bien aimée.
~~ 14 (mois de mars)
Vê, enfim, que ninguèm, - Voyez, nul n'aime comme il se doit
ama o que deve, senão - maladroitement ;
o que somente mal deseja. - à peine ce qu'il désir
~~ 15
O sutil movimento - Quel Subtil mouvement
dos olhos, cuja vista - de ses yeux, a peine surpris
Amor cegou - que l'amour a aveuglé
~~ 10 (mois d'avril)
Os privilègios que os reis - Les privilèges que les rois
não podem dar, pode Amor, - ne peuvent donner, par amour
Que faz qualquer amador - un quelconque badaud le peut
livre das humanas leis. - libre de toutes lois humaines.
~~ 26 (mois de mai)
... ; porque na vida - ... ; Pourquoi dans la vie ; Personne
ninguém alcança a gloria merecida. - n'atteind la gloire tant méritée
~~ 25 (mois de mai)
Tão suave, tão fesca e - Si suave, et tellement fraîche
tão fermosa nunca - si merveilleuse, jamais
no céu saiu a Aurora - dans le ciel n'est apparue
no principio do verão - une telle Aurore aux prémices de l'été
~~ 30 (mois de janvier) Aos olhos de Helena - Les yeux d'Hélène
.................... - ...................
Faz serras floridas - dessinent des montagnes fleuries
Faz claras as fontes - tracent des fontaines d'eau pure
Se isto faz nos montes - tant de paysages ainsi croqués
Que fara nas vidas - Que feraient-ils de nos vies ?
Tra-las suspendidas, - Tenues en haleine ! ne seraient que suspendues,
Como ervas em molhos, - Telle une prairie verdoyante,
Na luz de seus olhos. - A la lueur de ses yeux.
Traductions perso
July 11 MAKTUB ~~ extraits
1. Belle créature
IMAGINEZ une chenille. Elle passe la plus grande partie de son existence à regarder d'en bas les oiseaux voler, et s'indigne de son propre destin et de sa forme. "Je suis la plus méprisable des créatures, pense-t-elle, laide, répugnante, condamnée à ramper sur la terre."
Un jour, cependant, la Nature lui demande de tisser un cocon. La voilà effrayée : jamais elle n'a tissé de cocon. Croyant être en train de bâtir sa tombe, elle se prépare à mourir. Bien que malheureuse du sort qui était le sien jusque-là, elle se plaint encore à Dieu : "Au moment où je m'étais enfin habituée, Seigneur, vous me retirez le peu que je possède !" Désespérée, elle s'enferme dans son cocon et attend la fin.
Quelques jours plus tard, elle constate qu'elle s'est transformée en un superbe papillon. Elle peut voler dans le ciel et les hommes l'admirent. Elle s'étonne du sens de la vie et des desseins de Dieu.
2. Et nos âmes !
UN EXPLORATEUR BLANC, pressé d'atteindre sa destination au coeur de l'Afrique, promit une prime à ses porteurs indigènes s'ils acceptaient d'accélérer l'allure.Pendant plusieurs jours, les porteurs pressèrent le pas.
Un après-midi, pourtant, ils refusèrent de continuer, s'assirent tous par terre et posèrent leurs fardeaux.On aurait pu leur offrir encore davantage d'argent, ils n'auraient pas bougé. Lorsque l'explorateur leur demanda la raison de ce comportement, voici la réponse qu'il obtint :
"Nous avons marché si vite que nous ne savons plus ce que nous faisons. Maintenant, nous devons attendre que nos âmes nous rejoignent."
3. L'alphabet
PLUSIEURS JUIFS PIEUX priaient dans une synagogue quand ils entendirent une voix d'enfant qui disait : "A,B,C,D,"
Ils tentèrent de se concentrer sur les versets sacrés, mais la voix répétait : "A,B,C,D."
Peu à peu, ils cessèrent de prier. Quand ils se retournèrent, ils virent un jeune garçon qui répétait encore : "A,B,C,D."
Le Rabbin s'approcha du gamin.
-Pourquoi fais-tu cela ? lui demanda-t-il.
-Parce que je ne connais pas les versets sacrés, répondit l'enfant. Alors, j'espère que si je récite l'alphabet, Dieu prendra les lettres pour former les mots qui conviennent.
-Merci pour cette leçon, dit le Rabbin. Puissé-je confier à Dieu mes jours sur cette terre de la même manière que tu lui confies des lettres.
4. Le poids d'une plume
UNE LEGENDE du désert raconte l'histoire d'un homme sur le point de changer d'Oasis, qui chargait ses bagages sur son chameau. Il empila les tapis, les ustensiles de cuisine, les malles de vêtements et le chameau tint bon. Au moment de partir, l'homme se souvint d'une belle plume bleue que son père lui avait offerte. Il décida de l'emporter elle aussi et la posa sur la monture. A cet instant, l'animal s'effondra sous le poids et mourut. "Mon chameau n'a pas supporté le poids d'une plume", a sans doute pensé l'homme. Parfois, nous disons la même chose de notre prochain, sans comprendre que notre plaisanterie a peut-être été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de la souffrance.
5. Comme un enfant
SI VOUS DEVEZ PLEURER, pleurez comme un enfant. Vous avez été enfant autrefois, et pleurer est l'une des premières choses que vous avez apprises. Et puis, cela fait partie de la vie. N'oubliez jamais que vous êtes libre et qu'il n'est pas honteux de manifester vos émotions. Criez, sanglotez, aussi bruyamment que vous le souhaitez, car c'est ainsi que pleurent les enfants, et ils savent comment soulager rapidement leur coeur. Avez-vous déjà remarqué comment les enfants s'arrêtent de pleurer ? Quelque chose les distrait, attire leur attention vers une nouvelle aventure. Les enfants cessent de pleurer rapidement. Et c'est ce qui vous arrivera, mais seulement si vous pleurez comme pleure un enfant.
6. La seule ampoule
C'ETAIT LA VEILLE DE NOEL. Le voyageur et sa femme dînaient dans l'unique restaurant d'un village des Pyrénées, et ils faisaient le bilan de l'année sur le point de se terminer. Le voyageur se mit à déplorer un événement qui ne s'était pas déroulé comme il l'aurait souhaité. Sa femme regardait fixement le sapin de Noël qui décorait le restaurant. Le voyageur songea qu'elle ne semblait guère intéressée par la conversation et il changea de sujet : -Les décorations de cet arbre sont très jolies, remarqua-t-il. -C'est vrai, répondit-elle. Mais si tu observes bien, au milieu de ces dizaines d'ampoules, il y en a une de grillée. Il me semble que, au lieu de considérer les innombrables bénédictions qui ont illuminé l'année passée, tu fixes ton regard sur la seule ampoule qui n'a rien éclairé du tout.
7. Tous semblables
IL ETAIT un roi d'Espagne qui s'enorgueillissait de son lignage, mais qui était aussi réputé pour sa cruauté envers les faibles gens. Un jour qu'il traversait en Aragon un champ avec son escorte - des années auparavant, son père était mort à cet endroit au cours d'une bataille - il rencontra un saint homme qui remuait un énorme tas d'ossements. - Que fais-tu ici ? lui demanda le roi. - Honneur à Votre Majesté, répondit le saint homme. Quand j'ai appris que le roi d'Espagne arrivait, j'ai décidé de recueillir les os de votre défunt père pour vous les remettre. Mais j'ai beau chercher, je ne les trouve pas : ils sont semblables aux os des paysans, des pauvres, des mendiants et des esclaves. |
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